moucheEn 2013 déjà avec Les Amis de la terre espagnols, une cyberaction avait été lancée contre les mouches transgéniques et nous avions gagné.

Deux ans plus tard la même société revient à la charge : c'est dans un terrain de 1000 m2 et recouvert d'un filet que la société Oxitec prévoit de lâcher ses mouches génétiquement modifiées. L'essai doit durer un an.

Le but de l'opération est que ces insectes OGM s'accouplent avec les mouches de l'olive "originales" (Bactrocera oleae). Les larves qui naîtront de ces accouplements seront alors condamnées à mourir prématurément. Bref, une façon de frapper dur ce parasite des oliveraies, lequel est généralement combattu par des agents chimiques, "une technique qui a conduit au développement d'une résistance aux insecticides" selon un communiqué d'Oxitec. L'argument ne convainc pas 18 organisations environnementales, qui sont vent debout contre le projet censé être mené près de la ville de Tarragone. Elles demandent l'interdiction de cette expérimentation qui est censée commencer mi-août 2015. "Le gouvernement régional de la Catalogne nous a confirmé avoir reçu la demande d'Oxitec", explique à Sciences et Avenir Juliette Leroux, de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), l'une des organisations sont réunies derrière la demande d'annulation du test. "Mais à ce jour (28 juillet 2015, ndlr) ils n'ont pas donné leur autorisation". Et sans elle, rien ne peut se faire - les Catalans ont d'ailleurs déjà dit "non" à Oxitec en 2013 pour la même demande.

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