c deja ca

Nos villages sont devenus des communes-dortoirs, surtout depuis que la fréquence des trains s'est resserrée. Les habitants sont devenus de parfaits étrangers les uns aux autres ; dans nos villages, l'anonymat est devenu progressivement la norme là où il était impensable, il y a peu encore, de ne pas se saluer tout simplement !

Ayant choisi mon lieu de vie, pour y vivre justement, et non pas caler mon existence au rythme des migrations pendulaires, il était important pour moi de créer mon activité professionnelle ici. Ainsi, mes vies professionnelle et associative sont particulièrement mêlées et me permettent de cultiver le lien social indispensable et j'aurais aimé entraîner mon village dans une mouvance plus participative. Le manque de réaction et mon emploi du temps bien chargé ne m'ont pas incitée à persévérer alors que je voyais se multiplier des lieux participatifs un peu partout ailleurs.

 Puis, j'ai appris qu'un café-librairie allait s'ouvrir prochainement à Saâcy-sur-Marne grâce à un financement participatif, dont la mise à disposition d'un local par la mairie.

Son nom ? C déjà çà, à l'instar du colibri qui fait sa part... Je n'ai pu m'empêcher de visualiser ce lieu comme un lieu de partage où des personnes de tout horizon pourraient enfin se rencontrer, pour débattre, créer des choses ensemble, se donner des coups de main...

L'article de Bastamag réalisé en partenariat avec le magazine Lutopik sur le Café des Pratiques à Besançon tombe à point nommé car il rencontre tout-à-fait ma vision.

À Besançon, le Café des pratiques a réussi son pari : ouvrir ses portes à des gens de tous âges, de tous milieux et de toutes les cultures. Et pas seulement autour d’un verre assis en terrasse : du cours d’informatique à la réparation d’objets, en passant par des ateliers de cuisine ou de loisirs créatifs pour enfants, chacun peut y apprendre ou y enseigner des savoir-faire très variés, en toute convivialité. Une monnaie locale y est même

Bastamag > lire l'article complet