Les banques bloquent la reforestation des Landes
Le 24 janvier 2009, la tempête Klaus couchait à terre, dans le Sud Ouest de la France, plus de 45 millions de m3 de bois. Le ministre de l'agriculture de l'époque, Michel Barnier, annonçait une aide d'urgence, à la filière bois, d'un montant d'un milliard d'euros (dont 600 millions de prêts bonifiés garantis par l'Etat). Aujourd'hui, quasiment un an après, les forestiers sinistrés attendent toujours le premier euro.
En effet, sur les 400 millions d'euros d'aide directe, 134 sont destinés aux industriels acheteurs de bois pour leur faciliter le transport et plus de 5 millions doivent être versés pour le dégagement des pistes d'exploitation. Pour le reste, les 2 750 € par hectare, attribués au nettoyage et au reboisement des forêts, financent, en fait, essentiellement les entreprises qui œuvrent à la sortie des bois, les sylviculteurs (ceux qui plantent et accompagnent la croissance des arbres) ne touchant quasiment rien, que cela soit à titre de dédommagement ou pour replanter.
Si les 600 millions de prêts bonifiés leur étaient plus particulièrement dédiés, c'était sans compter sur le verrouillage effectué par les banques, ces mêmes organismes fortement soutenus par l'Etat il y a peu.
